08.08.2006

Récit de l'Accouchement - par Valérie

Les 1eres contractions douloureuses sont survenues dans la nuit du 25 au 26 juin 2006. Elles étaient alors espacées d'une dizaine de minutes. Loin de me tracasser car ces contractions ne me pliaient pas de douleur, au matin j'ai laissé David aller travailler.

Vers 9h30, j'ai perdu mon bouchon muqueux. Un peu plus tracassée, j'ai appelé la clinique. Une sage-femme m'a alors conseillé de prendre un bain chaud et d'observer ensuite la régularité de mes contractions. Si elles survenaient encore à la même fréquences, je pouvais faire route pour l'hôpital.

Comme après le bain mes contractions étaient plus rapprochées, j'ai fait appel à David. Celui-ci est arrivé à la maison vers midi, et à 13h nous étions à la maternité.

Là, une sage-femme m'a installée dans une salle de travail, et m'a mise sous monitoring. J'avais alors une ouverture de 3cm.

Après le monitoring, la sage-femme m'a donné du Buscopan (censé favoriser le travail) et nous a proposé d'aller nous balader pendant 2h, et pourquoi pas aller manger un petit quelque chose, et de revenir ensuite pour voir si le travail avait évolué.

2h après, nous sommes donc de retour à la maternité. Un nouveau monitoring et un nouveau touché ont montré que le travail n'avait pas avancé des masses. Une autre sage-femme nous a alors ordonné d'aller marcher pendant 2h et de revenir ensuite. Mais facile, de marcher avec des contractions toutes les 5 minutes ! Je devais m'arrêter toutes les 5 minutes le temps qu'elle passe.

A 19h, j'ai fait un nouveau monitoring, et le toucher a montré que mon col s'était ouvert à 4cm. Ma kiné a été contactée, et j'ai été installée dans la salle nature (salle de travail dotée d'un matériel spécifique comprenant des ballons, des espaliers, etc). Elle est arrivée peu après, et nous avons fait le travail sur ballon favorisant la descente du bébé.

Au milieu de la nuit, mon le bébé était bien descendu, mais mon ouverture n'avait pas fort avancé. Et comme j'étais épuisée, j'ai pu me reposer et somnoler quelques heures, malgré les contractions, qui étaient biensûr encore tout à fait gérables. Vers 6h, la sage-femme a constaté que non seulement mes contractions avaient diminué d'intensité et de fréquence, mais en plus que le bébé était remonté!

On a parlé de me laisser rentrer chez moi, mais finalement, mon gynécologue est arrivé et m'a expliqué qu'il préférait, comme j'habite assez loin de la maternité, que je reste et qu'on me donne quelques gouttes d'Ocytocine pour stimuler le travail.

Vers 8h, une sage-femme est venue m'ausculter : 5cm d'ouverture et une poche des eaux bombante.

On m'a posé une voie d'entrée et on m'a administré l'Ocytocine (à faible dose).

Ma kiné est rappelée et on reprend le travail. Quelques heures plus tard, je passe à la baignoire, et là je sens que le travail devient plus sérieux, les contractions sont beaucoup plus douloureuses, mais encore assez gérables si on sert un peu les dents. Mon ouverture est alors de 6cm.

Après la baignoire, retour à la salle nature où nous faisons encore des exercices sur ballon et où on me fait des injections de je ne sais quel produit rendant le travail encore plus efficace

Lentement mais sûrement, mon ouverture progresse, mais la poche des eaux ne se rompt pas, ce qui empêche mon bébé de poursuivre sa descente.

Le gyné décide alors de rompre la poche artificiellement. Je dois avoir 7-8 cm d'ouverture à ce moment.

Et effectivement, une fois la poche rompue, j'ai le souvenir confus que le travail s'est accélèré considérablement. La douleur est devenue tellement forte qu'elle était à la limite du supportable.

J'ai déjà eu mal dans ma vie, car je suis restée 4 jours avec une appendicite perforée tournant en péritonite. Mais ici, j'ai l'impression que la douleur est concentrée sur les quelques dizaines de secondes que dure la contraction, la rendant de ce fait beaucoup plus intense.

Je n'ai plus vraiment de notion de temps à ce moment, mais je me rappelle que soudainement, j'ai senti mon bébé descendre et j'ai ressenti l'impérieux besoin de pousser. Je me suis alors affolée, pensant naïvement que si je continuais à pousser, mon bébé allait arriver, là, en salle nature, la tête se fracassant sur le sol car personne n'était prêt à le réceptionner. Je suis sûre que ma kiné et la sage-femme ont souri lorsque j'ai crié qu'il allait arriver.

Mais en tous cas, j'ai rapidement été emmenée en salle d'accouchement (située heureusement juste en face). Le gyné est arrivé. 1/2h et une épisiotomie après, Ethan était enfin posé sur moi. Nous étions le 27.06.06 et il était 13h45.

Moment magique et pour la mère, et pour le père qui, je dois bien le dire, à été très présent et fort actif pendant ces 24h de travail, et ces 30 minutes d'accouchement.


Conclusion : malgré la longue durée du travail, je suis très heureuse de cet accouchement. L'accompagnement fait par ma kiné et la présence active de David m'ont permis de vivre un accouchement sans péridurale, comme je l'avais désiré. Ca a été magique, et je ne regrette pas mon choix :-)

Commentaires

Bravo! Félicitations Val, tu as été très courageuse et bravo à David qui t'a soutenue jusqu'au bout . Et quelle belle récompense après ces souffrances! Quel merveilleux bébé ce petit Ethan!!

Écrit par : Fanchon | 20.08.2006

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